Le Vatican considère qu'on doit permettre aux chimères
(ces embryons conçus en laboratoire mêlant des cellules d'espèces
animales différentes) partiellement humaines de vivre, apprend-on dans
un article du quotidien londonien The Daily Telegraph.
Pour les évêques catholiques d'Angleterre, la vie débute dès la
conception. Et, bien qu'ils soient opposés à la formation de tels
embryons, ils rechignent à les laisser détruire une fois créés.
Ainsi,
soutiennent-ils auprès de la commission parlementaire chargée de
proposer une nouvelle législation sur les manipulations génétiques que
si la femme qui a produit l'ovule le désire elle doit pouvoir porter
cet hybride jusqu'à terme. Et celui-ci ne doit pas être traité
différemment d'un être humain si ses gènes sont majoritairement de
cette origine. Alors que la Chine et les Etats-Unis conduisent déjà des
expériences sur les chimères, le sujet fait débat au Royaume-Uni. Leur
mise en culture est permise au cas par cas souvent dans un but de
recherche médicale et pour des traitements de l'alzheimer, du
parkinson, ou d'autres maladies neuronales. Cependant, en l'état actuel
de la législation, leur durée de vie ne doit pas excéder deux semaines.
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