Petit bréviaire des manipulations mentales à travers les ages...

La déclassification récente des archives des années 70 de la CIA font remonter un certain nombre de "bijoux de famille".
Profitons en pour nous pencher un instant sur les techniques de manipulation mentales mises en place à l'époque.
Russie : Ondes Pic Vert
CIA: Buts de la création du LSD,projets MKultra , liens vers le site du CAPT
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Le jeudi 28 juin 2007
Le squelette «Canada» de la CIA
La Presse
Sur les 14 «squelettes dans le placard» datant des années 70 et dévoilés par la CIA, l'un porte sur «les recherches visant à modifier le comportement humain», et évoque les travaux effectués sur d'innocents cobayes au Canada dans les années 50 et 60.
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C'est la première fois que la CIA admet avoir
«financé» ces recherches, menées de 1953 à 1966 au Canada, à McGill
notamment, dans le cadre du programme MKULTRA. «Mais ce n'est pas un
aveu du tout. Il évoque la question de façon très indirecte», a dit Me
Alan Stein, avocat de Montréal qui a représenté des victimes devant les
tribunaux.
En publiant sa liste, dans le compte rendu d'une
réunion entre le président Gerald Ford et William Colby, directeur de
la CIA, le service de renseignement fait dans les relations publiques
alors que la guerre en Irak mine sa crédibilité, écrivent des médias
états-uniens.
La CIA y a été forcée aussi, après 15 ans de
refus, par une demande du National Security Archive (NSA) de
l'Université George Washington, sous la loi d'accès à l'information.
Mais
les 703 pages «déclassifiées», et baptisées «Bijoux de famille», ne
révèlent pas grand-chose et restant lourdement censurées, ajoutent les
médias.
De MKULTRA
Me Stein a rappelé qu'en 1988, la CIA a indemnisé neuf
cobayes du programme MKULTRA, mené avec le ministère canadien de la
Défense en pleine guerre froide, mais qu'elle n'a jamais admis son rôle
dans cette affaire.
«Le but même du règlement financier est de
nier toute responsabilité, en disant qu'on règle pour éviter tout
litige prolongé», a dit Me Stein. Une de ses clientes, Janine Huard,
âgée de 79 ans, réclamait aussi des indemnités à Ottawa. Me Stein a
indiqué hier qu'elle a eu gain de cause. «Mais elle ne pourra pas
participer à un recours collectif déposé par 200 autres personnes»,
a-t-il dit.
Le Canada a dédommagé 70 victimes de ces recherches
en 1994, mais beaucoup d'autres, ou leurs proches, réclament des
indemnités. «J'ai reçu 50 appels de gens qui veulent poursuivre
Ottawa», a dit Me Stein.
Sous le programme MKULTRA, près de 150
projets menés entre 1953 et 1966 par 80 institutions et 185 chercheurs
privés, dont le Dr Ewan Cameron de l'Université McGill, ont expérimenté
sur des centaines d'innocents cobayes humains l'effet de drogues, de
radiations et de manipulations sensorielles qualifiées de «tortures».
À Abou Ghraib
«Quand j'ai vu les images des détenus torturés à la
prison d'Abou Ghraib, en Irak, et des prisonniers cagoulés de
Guantanamo, j'ai dit: mon Dieu, mais c'est la même chose qu'ils nous
ont fait subir», a dit Lynne Sharman, de Hamilton, en Ontario.
Mme
Sharman avait 7 ans en 1954 quand elle fut soumise à de telles
expériences dans l'État de New York. «Beaucoup d'enfants étaient
recrutés, et beaucoup de détenus dans les pénitenciers étaient soumis à
ces traitements», a-t-elle ajouté.
«Les soi-disant révélations
de la CIA sont des secrets de Polichinelle, et l'important est de
savoir ce que la CIA a fait depuis et ce qu'elle continue de faire», a
dit Me Julius Grey, qui a aussi plaidé la cause de Mme Huard.
Alfred
McCoy, historien à l'Université du Wisconsin qui vient d'écrire un
livre là-dessus, voit un lien direct entre MKULTRA et la torture
pratiquée dans l'actuelle «guerre à la terreur». «Les techniques
perfectionnées à McGill sont appliquées à Abou Ghraib, à Guantanamo et
dans les prisons secrètes de la CIA», a-t-il dit à democracynow.org.
L'aveu indirect
Entre
1963 et 1973, la CIA a financé des recherches dans des institutions sur
le thème de la modification du comportement À leur insu, des citoyens
états-uniens ont participé à ces activités Apparemment, ces tests
comportaient aussi des drogues... Voilà l'essentiel du 10e «squelette
dans le placard»de la CIA, sur les 14 dévoilés mardi. Ces «squelettes»
concernent ses activités aux États-Unis mêmes, interdites par sa
charte. D'où l'exclusion du Canada, où sa charte permet à la CIA de
fonctionner, et de la période précédant 1963.
