DARPA Challenge II : des robots dans la ville

L'imposant TerraMax. Crédit DARPA.
Le but initial de cette compétition était de développer un système de transport de matériel ou de secours aux victimes utilisable en zone de conflit sans exposer inutilement de vies humaines. Ainsi, ces véritables robots dotés d'intelligence artificielle devaient être capables de trouver leur chemin parmi des milliers d'itinéraires possibles en évitant tous les obstacles non référencés sur une carte, parvenir à leur objectif et en revenir en toute sécurité. Cela sans intervention humaine.
Une première édition, tentée en 2004 sur une autoroute de 241 kilomètres, a été stoppée faute de concurrents à l'arrivée. Le véhicule favori avait pris feu après avoir parcouru 13 km, un deuxième s'était retrouvé immobilisé au-dessus d'un talus et le troisième, un imposant engin de 16 tonnes nommé TerraMax, s'était trouvé coincé par un buisson…
En 2005 sur 23 participants , seuls 5 franchissent l'arrivée.
Aujourd'hui la DARPA relance le challenge edition 2007 et envoie se promener les robots ...en ville.
En 2006 relançait le concept, mais sur une base nouvelle. Elle estimait nécessaire que le véhicule-robot de l'avenir devrait non seulement parcourir un terrain semé d'obstacles, mais, en plus, s'intégrer dans le trafic urbain. Et une nouvelle compétition était décidée, cette fois sur le site de Victorville, à laquelle participeront aussi comme figurants des véhicules traditionnels pilotés par des militaires.
Les candidats devront réaliser un parcours de 60 milles (environ 96 km) en moins de six heures, s'intégrant au trafic routier en respectant la réglementation en vigueur en Californie, et bien entendu en évitant les obstacles qui pourraient surgir devant eux. Les équipes des trois premiers véhicules à l'arrivée se verront récompensées de prix de 2 millions, 500 000 et 250 000 dollars. Mais ce gain représente peu de chose en comparaison des contrats potentiels qui pourront être conclus avec l'armée pour la réalisation et la fourniture de matériel de très haute technologie. Parmi les 36 équipages sélectionnés, on retrouve les cinq lauréats de 2005, mais aussi beaucoup d'autres grandes universités américaines et quelques startups, américaines mais aussi européennes.
Nul doute que l'on reparlera de cette compétition hors du commun, dont les retombées devraient être nombreuses dans notre vie de tous les jours sous la forme d'automatismes de plus en plus évolués et pas seulement dans nos véhicules.